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Eingereichter
Text
Der Bundesrat wird beauftragt, ein Gesetz auszuarbeiten, welches im Rahmen
demokratischer Meinungsbildungsprozesse und Auseinandersetzungen die freie
Meinungsäusserung in jedem Fall gewährleistet und durch keinerlei gesetzliche
Bestimmungen einschränkt. Insbesondere ist der Artikel 261bis StGB
(Rassismusartikel) ersatzlos zu streichen.
Begründung
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Gemäss UrteiI 6S.318/2003 des Bundesgerichts vom 27. Mai 2004 wurde die
Anwendung des Rassismus-Artikels erheblich ausgeweitet. Künftig gilt eine
verunglimpfende Bemerkung bereits dann als öffentlich und damit strafbar,
wenn sie nicht in engem privatem Rahmen erfolgt ist. Und das ist nur der
Fall, wenn die fraglichen Äusserungen "im Familien- und Freundeskreis
oder sonst in einem durch persönliche Beziehungen oder besonderes Vertrauen
geprägten Umfeld erfolgen". Als Fallbeispiel wird dafür just der Spruch
am Stammtisch erwähnt.
Ausgerechnet die berühmte Entgleisung am Stammtisch war vor zehn Jahren im
Vorfeld der Abstimmung litaneiartig als eine weiterhin straflose Dummheit
dargestellt worden, als es darum ging, die Bedenken gegenüber der
Gesetzesnovelle lächerlich zu machen. Von Gesinnungsjustiz könne keine Rede
sein, hiess es, man wolle bloss der organisierten Hetze einen Riegel
schieben.
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Mit der jetzt erfolgten Ausdehnung des Öffentlichkeitsbegriffs, die das
Bundesgericht nun vollzogen hat, kollidiert das Anti-Rassismus-Gesetz (ARG)
mit zentralen Grundrechten wie der Meinungsäusserungsfreiheit. Selbst ARG-Befürworter
klagen zudem über mangelnde Erfolge. Von jährlich rund 50 Prozessen, die
nicht einmal die Spitze des Eisbergs erfassen, münden rund die Hälfte in
einen Freispruch. Eine äusserst magere Ausbeute. Bereits 1999 forderte die
damalige Bundesrätin Ruth Metzler die Ausdehnung des Öffentlichkeitsbegriffs.
Klüger wäre es aber, die unselige Strafnorm ersatzlos zu streichen und es mit
einer anderen Medizin zu versuchen. Das Grundanliegen - der Schutz der
Menschenwürde - ist unbestritten. Gravierende rassistische Attacken sind
sowieso meist mit anderen Straftaten verbunden und lassen sich allenfalls
auch unter dem Titel der Ehrverletzung ahnden. Unhaltbar rassistische
Diskriminierung bei Dienstleistungen könnte problemlos auf zivilrechtlichem
Weg bekämpft werden, zumal sie auch gegen das in der Verfassung verankerte
Gleichheitsgebot verstossen. Die freie Meinungsäusserung ist in jedem
Falle zu gewährleisten und durch keinerlei gesetzliche Bestimmungen,
welche oft im Rahmen demokratischer Auseinandersetzungen instrumentalisiert
werden (Rassismuskeule), einzuschränken.
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Texte déposé
Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer une loi qui garantisse dans tous les
cas la libre expression de l'opinion dans le cadre des débats et des
processus démocratiques de formation de l'opinion, sans la restreindre par
quelque disposition légale que ce soit. Il s'agit notamment d'abroger
purement et simplement l'art. 261bis CP (norme antiraciste).
Développement
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L'arrêt 6S.318/2003 du Tribunal fédéral du 27 mai 2004 a considérablement
étendu l'application de la norme pénale antiraciste. Désormais, une remarque
offensante sera déjà considérée comme publique et donc punissable si elle est
faite en dehors du cadre privé au sens étroit, c'est-à-dire en dehors du
cadre familial ou d'une rencontre entre amis, ou encore en dehors d'un
contexte marqué par des relations personnelles ou par un rapport de confiance
particulier. L'arrêt mentionne justement comme exemple une réflexion faite à
la table des habitués d'un café (Stammtisch).
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Or, il y a dix ans, avant la votation, quand il s'agissait de tourner en
ridicule les adversaires de la norme antiraciste, c'est précisément ce genre
de dérapages verbaux aux tables des habitués que l'on ne cessait de présenter
comme des inepties qui continueraient de ne pas être punissables. On nous
avait alors répété qu'il ne s'agissait pas de faire en sorte que la justice
réprime les opinions individuelles, mais simplement d'empêcher de véritables
chasses aux sorcières.
L'extension du caractère public à laquelle le Tribunal fédéral vient de
procéder fait que la loi antiraciste entre en conflit avec des droits
fondamentaux essentiels tels que la liberté d'opinion. Même les partisans de
cette loi se plaignent du manque de résultats. Sur les quelque 50 procès
annuels qui ne représentent même pas la pointe de l'iceberg, une moitié
environ aboutit à un acquittement, un résultat on ne peut plus maigre. En
1999 déjà, la conseillère fédérale Ruth Metzler avait demandé l'extension du
caractère public. Mais il aurait été beaucoup plus intelligent d'abroger
purement et simplement la norme pénale désastreuse et d'essayer d'appliquer
un autre remède. L'objectif principal, à savoir la protection de la dignité humaine,
n'est pas contesté. Les attaques graves à caractère raciste sont de toute
façon liées, la plupart du temps, à d'autres infractions pénales, si bien
qu'elles peuvent faire l'objet de poursuites pour délits contre l'honneur.
Les discriminations raciales intolérables lors de l'accomplissement d'un
service pourraient être combattues par le biais du droit civil, d'autant plus
qu'elles contreviennent aussi au principe de l'égalité inscrit dans la
Constitution. La libre expression de l'opinion doit être garantie dans tous
les cas et ne pas être restreinte par des dispositions légales, lesquelles
sont souvent instrumentalisées dans le cadre des débats démocratiques
(argument massue). ^
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